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Réseau d'observation de mammifères marins
 
 
 

Le Saint-Laurent... un milieu fragile

De l'industrie à l'agriculture en passant par les activités récréatives, le Saint-Laurent est au cœur du dynamisme québécois. Toutefois, la croissance démographique aux abords du Saint-Laurent ainsi que les développements industriels et agricoles grandissants amplifient la dégradation de ce fragile écosystème.
 
Afin de mieux protéger ce milieu, les gouvernements du Québec et du Canada ont élaboré le Plan d'action Saint-Laurent en 1988, ayant comme objectif d'assainir le Saint-Laurent, qui a été reconduit en 1994 sous le nom de Saint-Laurent Vision 2000. L'entente a été renouvelée jusqu'en 2010. Les interventions de ce plan ont permis entre autres de réduire de façon importante les rejets liquides toxiques de 106 industries prioritaires et de protéger 12 000 hectares d'habitats fauniques et floristiques.

 

L'ÉTAT DU SAINT-LAURENT
Selon le rapport-synthèse sur l'état du Saint-Laurent (Environnement Canada, 1996), l'état du Saint-Laurent s'est amélioré depuis la fin des années 1970 en ce qui concerne la qualité des sédiments, les rejets d'eaux urbaines usées et industrielles, les modifications du fond et de l'hydrodynamique, la qualité de l'eau du fleuve et des milieux protégés ainsi que les espèces protégées. Seule la pêche commerciale s'est détériorée alors que la qualité de l'eau des tributaires, la chasse et la pêche sportives ainsi que le transport maritime sont considérés stables.
  
LES MENACES
Les milieux humides assurent le cycle de vie d'une grande variété d'espèces aquatiques. Toutefois, on estime que 80 % de ces milieux ont disparu. La qualité d'un milieu humide peut être grandement affectée par les plantes exotiques, qui représentent 37 espèces sur les 285 espèces de plantes recensées dans le Saint-Laurent.
 
Depuis 1960, plusieurs efforts ont été mis en place pour réduire ou éliminer les rejets toxiques. Ces efforts ont porté fruit en diminuant les teneurs de plusieurs substances nuisibles comme le BPC. Par contre, même si la concentration en contaminants dans un milieu peut être faible, les prédateurs situés au sommet de la chaîne alimentaire, comme les mammifères marins, demeurent très vulnérables. En effet, ces organismes concentrent ces contaminants tel le mercure, ingérés dans leurs proies ayant également accumulé une quantité de contaminants, dans leurs graisses et leurs organes. On nomme ce phénomène la bioaccumulation ou la bioamplification.
 
Une autre menace pour le Saint-Laurent, particulièrement pour les mammifères marins, est le dérangement causé par les activités humaines. Les excursions d'observation de mammifères marins, la navigation commerciale et de plaisance, les activités récréatives changent les comportements habituels des animaux présents par des comportements de fuite ou d'évitement, provoquent des collisions avec les embarcations, la noyade dans les filets maillants et l'abandon d'habitats.
 
En 2002, le Règlement sur les activités en mer du parc marin du Saguenay – Saint-Laurent (PMSSL) est adopté par Parcs Canada. Ayant pour but de minimiser les impacts du dérangement créé par les observations dirigées vers les mammifères marins, ce règlement fixe des distances d'approche et des vitesses maximales, limite le nombre de bateaux dans un rayon donné et la durée d'observation.
 
De plus, la pollution sonore représente une menace pour les mammifères marins, qui utilisent l'écholocation pour se diriger, s'alimenter, se reproduire et socialiser.
  
LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET LE SAINT-LAURENT
L'écosystème du Saint-Laurent n'est pas à l'abri des changements climatiques. Une baisse des niveaux d'eau en amont est anticipée par les scientifiques alors qu'une hausse, par la fonte des glaciers, sera provoquée en aval. En effet, on observe que chez plusieurs espèces marines, le réchauffement et le refroidissement des eaux influent sur l'aire de répartition, les migrations, la croissance et la condition des individus, le régime alimentaire, le niveau de recrutement et même la survie des adultes. Par exemple, la fonte des glaces hâtive dans le golfe pourrait affecter les espèces qui les utilisent pour la mise bas et l'allaitement, comme le phoque gris et le phoque du Groenland.
 
Il existe sans contredit un danger pour le Saint-Laurent. C'est donc à chacun d'y voir !
 
STRATÉGIES SAINT-LAURENT: une pièce maîtresse sur l'échiquier environnemental
Voilà un nom bien connu dans tous les milieux où l'on s'intéresse à la plus grande voie d'eau de l'est de l'Amérique du Nord. Depuis presque 20 ans, cet organisme est pratiquement de tous les dossiers qui concernent le Saint-Laurent. Par l'entremise de ses membres, les 14 comités ZIP (zone d'intervention prioritaire) du Québec et quelques organisations non gouvernementales (ONG), il est présent sur le terrain avec les collectivités riveraines pour y mener des actions concrètes pour la sauvegarde du fleuve. Également actif au sein de plusieurs instances gouvernementales, il est un partenaire privilégié du Plan Saint-Laurent pour un développement durable. De plus, il a pour mandat de suivre de près les grands enjeux qui touchent l'ensemble du Saint-Laurent. Bref, si SSL n'existait pas, il manquerait une pièce maîtresse sur l'échiquier environnemental au Québec.
 
Pour en apprendre davantage sur cet organisme d'importance, veuillez consulter leur site Internet au www.strategiessl.qc.ca.
 

 

 
 
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© Réseau d'observation de mammifères marins, 2017 Section administrative Mise à jour : 30 juin 2015

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