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Réseau d'observation de mammifères marins
 
 
 

Le statut des espèces de mammifères marins du Saint-Laurent

EN VOIE DE DISPARITION
Rorqual bleu (population de l'Atlantique Nord-Est):
 
Selon le COSEPAC, son statut est « en voie de disparition », et ce, depuis mai 2002. Les principales menaces qui affligent la population de l'Atlantique Nord-Est sont les collisions avec les navires, les perturbations causées par l'industrie grandissante de l'observation aux baleines, l'empêtrement dans les engins de pêche et la pollution. Cette population a également été grandement affectée par la chasse qui s'est tenue il y a plusieurs années. Un plan de rétablissement pour le rorqual bleu de l'Atlantique Nord-Est est actuellement en développement. Il s'agit d'une espèce protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral.
 
 
Baleine noire de l'Atlantique Nord :
 
Cette espèce détient le statut d'espèce « en voie de disparition » dans les registres du COSEPAC. Elle fréquente exclusivement les eaux de l'Atlantique Nord. La population a été décimée en majeure partie par la chasse à la baleine. À ce jour, on dénombre environ 322 individus dans la population totale de baleines noires de l'Atlantique Nord. Les deux principales menaces qui affligent présentement la population sont les collisions mortelles avec les navires et l'enchevêtrement dans les engins de pêche. Une étude perfectionnée sur les modèles démographiques a démontré que d'ici environ 208 ans, la population de baleines noires serait complètement disparue de la planète. Une équipe canadienne de rétablisement est actuellement en place pour la baleine noire de l'Atlantique Nord. Cette espèce fait également l'objet d'un plan de rétablissement et est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral. 
 
 
Baleine à bec commune (population du plateau néo-écossais :
 
C'est en novembre 2002 que le COSEPAC a attribué le statut d'espèce « en voie de disparition » à la population de baleines à bec communes du plateau néo-écossais. En avril 1996, on attribuait pour la première fois un statut à cette population, soit celui d'espèce préoccupante. Aujourd'hui, on compte environ 130 individus dans cette population. Les plus grandes menaces pour l'espèce sont les exploitations pétrolières et gazières à l'intérieur et autour de leur habitat principal. Cependant, il est à noter que très peu d'information est disponible à savoir de quelle façon et en quelle mesure ces exploitations toucheraient directement la population. La baleine à bec commune du plateau néo-écossais est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral.
 
MENACÉE
Béluga (population de l'estuaire du Saint-Laurent :
 
En avril 1983, la population de bélugas de l'estuaire du Saint-Laurent a été désignée « en voie de disparition ». Ce statut a été confirmé en 1997 et c'est en mai 2004 que son statut a changé pour celui d'espèce « menacée ». Jusqu'en 1979, cette population de bélugas a été victime d'une chasse à prime importante, ce qui en a fait diminué considérablement l'effectif. La population n'a jamais pu se rétablir complètement à cause de son milieu hautement contaminé par diverses substances chimiques, du trafic maritime important dans son aire de distribution et aussi à cause de l'industrialisation du bassin hydrographique du Saint-Laurent. Pêches et Océans Canada a publié un plan de rétablissement pour cette espèce en 1995 et une équipe de rétablissement est en place. Le béluga de l'estuaire du Saint-Laurent est protégé en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement du Canada.
 
PRÉOCCUPANTE
Rorqual commun (population de l'Atlantique) :
 
Le COSEPAC a assigné le statut d'espèce « préoccupante » au rorqual commun en 1987. Le nombre de rorquals communs de la côte est du Canada, et particulièrement ceux du plateau néo-écossais, a été considérablement réduit par la chasse, qui a pris fin en 1972. La principale menace pour la gestion du rorqual commun est la croissance de l'industrie de l'observation des baleines. Cette espèce est la principale cible des activités d'observation en mer dans le Saint-Laurent. Son comportement de plongée et sa quête de nourriture sont potentiellement affectés par la présence d'embarcations sur ses sites d'alimentation. La pollution fait partie des autres menaces ciblées. La population de rorquals communs de l'Atlantique est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement du Canada.
 
 
Marsouin commun (population de l'Atlantique Nord-Ouest) :
 
Au Canada, la population de marsouins communs de l'Atlantique du Nord-Ouest détient le statut d'espèce « préoccupante » depuis le mois de mai 2003. Avant cette date, la population avait le statut d'espèce « menacée » depuis 1990. La dernière mise à jour du statut date du mois d'avril 2006. Les principales menaces qui affectent la population de marsouins communs qui fréquente le Saint-Laurent sont les prises accidentelles dans les engins de pêche, l'utilisation d'appareils de harcèlement acoustiques associés à l'aquaculture et les lacunes dans les connaissances au niveau du recensement de la population dans certaines aires de répartition de l'espèce. 
 
DONNÉES INSUFFISANTES
 
Épaulard (populations de l'Atlantique Nord-Ouest et de l'est de l'Arctique) :
 
À ce jour, nous ne disposons pas suffisamment de données sur la population d'orques fréquentant l'océan Atlantique Nord-Ouest et l'océan Arctique pour statuer sur sa situation. Espèce étudiée en avril 1999 et en novembre 2001 par le COSEPAC, il a été classé dans la catégorie « Données insuffisantes ».
 
 
NON EN PÉRIL
Petit rorqual (sous-espèce de l'Atlantique Nord) :
 
Cette espèce a été désignée « non en péril » en avril 2006. Les mortalités attribuables aux activités humaines ne semblent pas dépasser le seuil de remplacement.
 
 
Rorqual à bosse (population de l'ouest de l'Atlantique Nord) :
 
Depuis mai 2003, le rorqual à bosse ne détient plus de statut. Avant cette date, on le classait depuis 1985 sous le statut « espèce préoccupante ». Cette population subit encore des menaces importantes, dont l'empêtrement dans les engins de pêche, la pollution, la dégradation des habitats des aires de reproduction et autres. Toutefois, elles ne semblent pas pour le moment affecter considérablement la population. Il est à noter qu'il y a plusieurs années, la pêche a réduit l'effectif de façon importante.
 
 
Dauphin à nez blanc et à flancs blancs:
 
Le dauphin à nez blanc a été désigné « non en péril » en avril 1998 puisque que rien ne semblait menacer cette population présente dans l'océan Atlantique. En ce qui a trait au dauphin à flancs blancs de l'Atlantique, il a également été désigné « non en péril » en avril 1991 pour la même raison.
 
 
Globicéphale noir :
 
Dans l'immédiat, on considère que la population de globicéphales noirs qui fréquente l'océan Atlantique et le Saint-Laurent est « non en péril ». Par contre, il est connu que la pêche par rabattage a fait diminuer l'effectif des populations au début du siècle dernier. À la suite de cette pêche, d'autres menaces sont survenues et prennent part au ralentissement de son rétablissement. Mentionnons les captures accidentelles dans les engins de pêche, la pollution et la diminution des effectifs des espèces de proies. Toutefois, cette population n'est pas actuellement menacée.
 
 
Cachalot macrocéphale :
 
Cette espèce, qui fréquente les océans Pacifique et Atlantique, a été désignée « non en péril » en avril 1996. Le cachalot a été chassé au Canada jusqu'en 1972. Malgré une chasse intensive, la population mondiale est en nombre suffisant.
 
Phoque commun (de la sous-espèce de l'Atlantique et de l'est de l'Arctique) :
 
Le phoque commun de la sous-espèce de l'Atlantique et de l'est de l'Arctique a eu sa dernière évaluation au COSEPAC en novembre 2007. Alors qu'en avril 1999 on lui attribuait le statut de « Données insuffisantes », la réévaluation a permis de constater que dans l'ensemble de son territoire, la sous-espèce est commune et qu'elle s'adapte correctement aux changements. Malgré le fait qu'aucune menace imminente sérieuse n'a été relevée dans aucune portion importante de son aire de répartition, le ROMM juge que puisqu'il s'agit d'une espèce qui vit à l'année dans l'estuaire du Saint-Laurent, elle est fragile et il s'avère essentiel de porter une attention particulière à cette espèce. À noter que la population totale n'a pas été estimée lors de la dernière évaluation de 2007, ce qui signifie que les lacunes dans les connaissances sur l'espèce sont encore bien présentes et représentent une menace pour la population. On le considère une espèce résidente de l'estuaire au même titre que le béluga. La population de cette espèce ayant initialement été réduite en raison d'un programme de chasse à primes, elle est aujourd'hui interdite de chasse. Elle subit actuellement plusieurs menaces telles que son taux de contamination élevé, les prises accidentelles dans les engins de pêche, le dérangement sur les sites d'échouerie et le braconnage. La Table de concertation sur le phoque commun de l'estuaire du Saint-Laurent a rédigé un plan d'action pour la protection et la mise en valeur de l'espèce.
 
Phoque du Groenland :
 
Loin d'être menacée, cette espèce compte plus de 5 millions d'individus dans les eaux de l'Atlantique Nord. Puisqu'elle est en si grand nombre, elle est souvent pointée du doigt en ce qui a trait à la problématique du faible taux de régénération de la population de morues de l'Atlantique.
 
 
Phoque à capuchon :
 
Le phoque à capuchon, qui fréquente les eaux des océans Arctique et Atlantique, a été désigné comme une espèce « non en péril » par le COSEPAC en avril 1986.
 
 
Phoque gris :
 
Le phoque gris est considéré comme une espèce « non en péril» depuis avril 1999.
 
 
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© Réseau d'observation de mammifères marins, 2017 Section administrative Mise à jour : 30 juin 2015

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