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Réseau d'observation de mammifères marins
 
 
 

Les collisions avec les bateaux

La très grande majorité des embarcations qui sillonnent les eaux du Saint-Laurent sont des sources probables de collisions avec les mammifères marins, et ce, qu'elles soient petites ou grandes. Dans certains cas, ces collisions peuvent s'avérer mortelles alors que d'autres peuvent blesser l'animal et ainsi abaisser sa capacité de survie dans son environnement. Les impacts dépendent en grande partie de la force de l'impact et selon l'angle d'attaque. À titre indicatif, on estime qu'il y aurait environ 80 000 déplacements de bateaux dans le secteur de l'estuaire du Saint-Laurent.
 

En temps normal, une baleine est suffisamment alerte pour prévenir ou éviter une collision avec un navire. Toutefois, il arrive que ces animaux se reposent en surface, mangent, allaitent leur petit ou se reproduisent, les rendant alors plus vulnérables. S'ils sont surpris par un navire, ils n'ont pas toujours le temps de réagir ou de se déplacer. Ces situations sont particulièrement fréquentes chez les espèces plus lentes telles que les baleines noires. En effet, ces dernières sont aujourd'hui en voie de disparition (plus que 300 individus dans le monde et sont localisées dans l'océan Atlantique Nord-ouest) et les collisions avec les navires représentent la première cause de mortalité chez cette espèce. Beaucoup de réglementations sur la navigation sont en vigueur dans le golfe du Saint-Laurent et particulièrement dans la baie de Fundy au Nouveau-Brunswick pour aider à préserver cette espèce.

 
Les hélices des navires représentent une menace puisqu'elles peuvent entailler et couper la chair et/ou la graisse d'un individu. On observe également des blessures occasionnées au niveau de la queue où des morceaux sont parfois complètement coupés. Évidemment, comme toute blessure, les signes extérieurs ne sont pas toujours présents. Il peut arriver qu'à la suite d'une collision, un animal semble en bonne santé, mais qu'il porte des ecchymoses ou qu'il ait des fractures. Lorsqu'un cétacé est retrouvé échoué sur une plage et qu'il souffre de fractures du crâne ou de la mâchoire, les suppositions pour deviner les causes de la mort sont très peu nombreuses : une collision avec un navire. En effet, les os de ces gigantesques animaux sont si gros et résistants que très peu d'évènements peuvent entraîner ce genre de conséquences.
 
Les blessures ne sont pas nécessairement mortelles à court ou à long terme. Certaines blessures guériront relativement vite et bien, alors que d'autres s'infecteront et seront par la suite une porte d'entrée privilégiée pour tout micro-organisme nuisible.
 
Lorsqu'elles sont bien cicatrisées, les blessures sont souvent utilisées pour différencier un individu d'un autre d'une même espèce. En effet, certains organismes de recherche au Québec font de la photo-identification sur les individus rencontrés dans le Saint-Laurent. Pour certains individus, leurs blessures sont apparentes et se révèlent fort utiles pour les chercheurs !  Par exemple, 25 % des rorquals bleus photographiés dans le Saint-Laurent entre 1979 et 1997 portaient des cicatrices de leurs rencontres avec les bateaux.
 
 
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© Réseau d'observation de mammifères marins, 2017 Section administrative Mise à jour : 30 juin 2015

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