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Réseau d'observation de mammifères marins
 
 
 

Le Saint-Laurent comme habitat

Le Saint-Laurent est un cours d'eau exceptionnel de par ses dimensions et plus encore par la structure de son réseau. Il est également d'une complexité incroyable. En effet, plusieurs phénomènes physiques y occurrent à tous moments. Il est formé en amont d'un cours d'eau douce et en aval, il devient un cours d'eau salée, où il forme un vaste milieu marin. Dans toute sa grandeur y est associée une faune diversifiée. Le Saint-Laurent est un habitat pour 27 000 des 300 000 espèces estimées au Canada. Environ la moitié d'entre elles sont des insectes ou des espèces apparentées.

 

LE SAINT-LAURENT ET SES HABITATS

Le Saint-Laurent possède une panoplie d'habitats, d'où la grande diversité d'espèces. Les marais intertidaux (créés par les marées), considérés parmi les habitats les plus productifs, sont utilisés par les oies et les canards barboteurs, les juvéniles de plusieurs espèces de poissons et par plusieurs espèces de plantes et d'oiseaux rares. On retrouve également les îles et les îlots, qui servent de lieux d'échouerie pour le phoque commun et le phoque gris en plus d'être un lieu de nidification pour une dizaine d'espèces d'oiseaux, comme le cormoran à aigrettes. Quant aux embouchures de rivières, elles sont des habitats importants pour plusieurs espèces de poissons comme le saumon de l'Atlantique, qui effectue son cycle vital en mer ainsi qu'en rivière, et des aires d'hivernage pour des oiseaux marins tels que le canard noir et le garrot à śil d'or.

 
SES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES

Il se classe parmi les fleuves les plus longs au monde et occupe le 17e rang mondial. Il compte aussi parmi les fleuves ayant le plus grand débit (14.0003.s-1 à Québec), où il occupe le 11e rang. Prenant sa source dans les Grands Lacs, qui représentent le plus grand bassin d'eau douce du monde, le Saint-Laurent draine à lui seul le dixième des réserves d'eau douce du monde entier. Il est également la voie maritime la plus directe entre l'Europe et l'intérieur du continent nord-américain.

De sa source jusqu'à l'océan Atlantique, le Saint-Laurent parcourt près de 3 260 kilomètres, mais la plus grande partie de son cours est occupée par les Grands Lacs, qui draine plus de 25 % des réserves mondiales d'eau douce. Tout au long de ce parcours, on y trouve trois lacs fluviaux, 350 rivières qui s'y déversent et 600 îles et archipels.

 

Les courants marins:
 
La grande diversité biologique du Saint-Laurent est possible grâce à plusieurs caractéristiques et phénomènes, dont les courants marins. Des invertébrés et des larves de poissons dépendent de ces mouvements de masses d'eau pour se déplacer. D'autres organismes tels que les moules en profiteront pour s'alimenter. Les courants marins permettent l'approvisionnement constant de sels nutritifs (nitrates, phosphates et silicates) en surface. Ces sels sont essentiels à la production des micro-algues, qui sont les premiers chaînons dans la chaîne alimentaire.

 

Le phénomène de résurgence des eaux
 
Un autre phénomène particulier qui contribue à la grande fertilité des eaux du Saint-Laurent est celui de l'«upwelling» ou résurgence. Plusieurs endroits dans le monde sont caractérisés par une telle remontée d'eau profonde. Cela permet le renouvellement des eaux de surface en sels nutritifs, qui seront ultérieurement utilisées pour la croissance des végétaux photosynthétiques. Les eaux très denses et très froides de la couche profonde provenant de l'Atlantique Nord pénètrent dans le Saint-Laurent en suivant le chenal Laurentien. À la hauteur de Tadoussac, la profondeur du chenal passe de 300 à 20 m en aussi peu que 20 km (le haut fond Prince). Ceci force les eaux profondes à remonter à la surface. Cette remontée est aussi influencée par l'amplitude de la marée et elle varie selon le cycle de la marée. Cela permet aussi aux eaux de la couche intermédiaire froide de l'estuaire de passer sporadiquement le seuil du Saguenay puis de s'écouler dans les zones profondes du fjord en se glissant sous la couche d'eau plus chaude et douce provenant de la rivière Saguenay et d'assurer ainsi l'enrichissement, le renouvellement et l'oxygénation des eaux profondes. C'est pour cette raison que l'on retrouve dans le Saguenay des espèces d'eau salée et froide. Fait intéressant, il s'agit également d'un refuge pour de nombreuses espèces arctiques qu'on ne retrouve pas dans l'estuaire.

 

LE SAINT-LAURENT UNE SECTION À LA FOIS

En fonction de la morphologie, de la salinité des eaux et de la marée, le Saint-Laurent est divisé en quatre sections qui sont le fleuve, l'estuaire moyen et maritime et le golfe.

 
Le fleuve Saint-Laurent (tronçon fluvial):
 
La portion fluviale du Saint-Laurent, d'une longueur de 550 km, débute à la sortie du lac Ontario et se termine à la pointe est de l'île d'Orléans, à l'endroit où l'eau commence à être salée. Les premiers effets de la marée sont perceptibles dans le lac Saint-Pierre. Il s'agit d'un milieu très riche en termes d'espèces présentes. Les vastes milieux humides bordant son littoral regorgent d'une grande diversité de plantes qui attirent de nombreuses espèces animales qui y trouvent refuge et nourriture.
 
L'estuaire moyen
 
Cette portion s'étend sur 180 km, soit de l'est de l'île d'Orléans jusqu'à l'embouchure de la rivière Saguenay. La rencontre entre les eaux douces et salées provoque une eau très turbide. Plus on se dirige vers l'aval, soit vers l'océan, plus la salinité augmente jusqu'à atteindre un maximum de 25 . Dans la partie amont, la flore et la faune sont dominées par des espèces d'eau douce qui tolère les faibles salinités et la turbidité élevée. Toutefois, la partie aval est fréquentée par des espèces marines qui tolèrent un plus haut taux de salinité. Au centre, les espèces sont peu diversifiées. Les nombreuses îles et îlots de ce secteur offrent un refuge pour de nombreuses colonies d'oiseaux et les phoques.

 

L'estuaire maritime :
 
Avec une longueur de plus de 230 km, l'estuaire maritime s'étend de l'embouchure de la rivière Saguenay jusqu'à Pointe-des-Monts, sur la rive nord. Il est parcouru par le profond chenal Laurentien, pouvant atteindre une profondeur de 350 mètres. Les eaux ont une salinité de 25 à 30 . Il abrite près de 80 espèces de poissons, de nombreuses colonies d'oiseaux et plusieurs espèces de mammifères marins qui viennent s'y alimenter pendant l'été.
 
 
Le golfe du Saint-Laurent :
 
Couvrant une surface de 226 000 km2, cette mer intérieure s'étend de Pointe-des-Monts jusqu'au détroit de Cabot, entre Terre-Neuve et l'île du Cap-Breton. La salinité de ses eaux est très semblable à celle de l'océan Atlantique, soit d'environ 33 à 34 . On y retrouve l'île d'Anticosti,l'île du Prince-Édouard et les îles de la Madeleine. Les écosystèmes variés du Golfe permettent la mise en place de réseaux trophiques complexes.
 
Pour en apprendre davantage sur les espèces qui fréquentent le Saint-Laurent, nous vous invitons à visiter le site Internet du Portrait de la biodiversité du Saint-Laurent d'Environnement Canada.

 

 
 
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© Réseau d'observation de mammifères marins, 2017 Section administrative Mise à jour : 30 juin 2015

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