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Réseau d'observation de mammifères marins
 
 
 

Les cétacés

Les baleines, tout comme les phoques, sont des vertébrés appartenant à la classe des mammifères, au même titre que l'homme. Elles sont classées dans l'ordre des cétacés qui se divisent en deux groupes, soit les odontocètes et les mysticètes. On a longtemps cru à tord que les baleines étaient de grands poissons. Malgré le fait que ce mythe est aujourd'hui scientifiquement invalidé, plusieurs personnes le croient toujours. Dans le Saint-Laurent, on retrouve autant des représentants des mysticètes que des odontocètes.
 
Les mysticètes portent également le nom de baleines à fanons. Mondialement, il existe seulement onze espèces de baleines à fanons, soit les rorquals (six espèces), la baleine noire (celle de l'hémisphère nord et celle de l'hémisphère sud), la baleine boréale, la baleine pygmée et la baleine grise. Dans le Saint-Laurent, on retrouve le rorqual bleu, le rorqual commun, le rorqual à bosse, le petit rorqual et la baleine noire. Contrairement aux odontocètes (baleines à dents), les mysticètes (du grec mystacos: moustache; du latin cetus: baleine) adultes ne possèdent pas de dents. Les adultes possèdent des structures spéciales, d'origine dermique, appelées fanons. Ces fanons sont des plaques cornées qui pendent à leur mâchoire supérieure et qui sont disposées en deux rangs parallèles de chaque côté de la bouche. Ils s'en servent comme tamis lors de l'alimentation. Les baleines à fanons, qui comptent parmi les plus gros animaux de la planète, se nourrissent principalement de petits organismes, comme le zooplancton (des crustacés comme le krill et les copépodes) et les petits poissons (capelan, hareng, lançon, etc.) Elles possèdent deux évents et sont généralement de plus grande taille que les baleines à dents. Du point de vue social, les baleines à fanons sont souvent solitaires et se regroupent seulement pendant la période de reproduction et dans les endroits où la nourriture est abondante.
 
Les baleines à dents sont aussi appelées odontocètes. Dispersées partout dans le monde, il en existe 70 espèces. Dans le Saint-Laurent, on rencontre le cachalot macrocéphale, le globicéphale noir, l'épaulard, le béluga, la baleine à bec commune, le marsouin commun de même que les dauphins à nez blanc et à flancs blancs. On observe très exceptionnellement le narval, qui est une espèce principalement retrouvée dans les eaux arctiques. Les baleines à dents sont équipées de dents dans leur gueule comme c'est le cas chez la grande majorité des animaux. Elles ne possèdent qu'un seul évent et sont généralement de plus petite taille que les baleines à fanons. Le cachalot fait exception à cette règle avec ses 15 mètres de long. Elles sont habituellement plus grégaires et de nombreuses espèces forment des sociétés complexes. La transmission culturelle et l'apprentissage sont très importants à la cohésion de ces unités sociales.
 
 
 
 

 
 
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Biologie des cétacés Données insuffisantes
Il demeure encore plusieurs découvertes à effectuer afin de bien percer le mystère de l'évolution des baleines. Depuis longtemps, il est connu que les cétacés ont comme ancêtres lointains des mammifères terrestres qui se sont adaptés au fil de millions d'années à la vie aquatique. Quoiqu'il en soit,  ils sont aujourd'hui extraordinairement bien adaptés au milieu marin.
 
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Rorqual bleu (baleine à fanons) En voie de disparition
Le rorqual bleu est le plus gros être vivant qui habite sur la Terre. Le Saint-Laurent est l'un des rares endroits au monde où on peut l'observer près des côtes. Il mesure en moyenne 25 mètres de longueur et pèse entre 75 et 130 tonnes. Sa coloration varie entre gris bleu et gris ardoise avec des taches plus claires. Il s'agit du plus grand mangeur de krill.
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Rorqual commun (baleine à fanons) Préoccupant
Il s'agit du deuxième animal en importance en terme de taille qui habite la planète. Sa couleur varie entre le brun foncé et le gris foncé. Son ventre de même que le dessous de ses nageoires sont blancs. Il est plutôt opportuniste dans son alimentation, quoiqu'il est une préférence pour le krill. Dans l'estuaire du Saint-Laurent, où quelques dizaines d'individus reviennent chaque été, une importante industrie d'observation repose sur cette espèce.
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Rorqual à bosse (baleine à fanons) Non en péril
Ce rorqual porte son nom en l'honneur de la bosse sur laquelle est placée sa nageoire dorsale. Il est généralement gris ou noir avec le ventre blanc et de longues nageoires pectorales blanches avec des taches noires. Il n'est pas rare de le voir bondir hors de l'eau à plusieurs reprises. Le répertoire vocal de cette espèce est reconnu. Il est possible de l'observer dans le golfe du Saint-Laurent et parfois quelques individus remontent l'estuaire
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Cachalot macrocéphale Non en péril
Animal mythique et stupéfiant, le cachalot est la plus grande des baleines à dents. Il est facilement reconnaissable grâce à son énorme tête carrée. Son souffle est oblique. On retrouve le cachalot dans les régions où les eaux sont profondes afin qu'il puisse se nourrir. On ne le rencontre qu'occasionnellement dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent.
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Épaulard (Orque) Préoccupant
L'épaulard est le plus gros des dauphins. Cette espèce est facilement identifiable. En effet, elle possède une très grande nageoire dorsale au milieu du dos. L'épaulard possède une tache blanche en arrière de l'œil et une tache grise en forme de croissant derrière la nageoire dorsale. La démarcation entre les zones noires et blanches est bien définie. Il est assez rare d'en observer dans le Saint-Laurent.
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Baleine à bec commune En voie de disparition
La baleine à bec commune possède une tête bulbeuse se terminant par de longues mâchoires formant un bec. Cette espèce possède seulement deux dents, à l'extrémité de la mandibule. Elles font éruption uniquement chez le mâle. Une petite population vit au large de la Nouvelle-Écosse. Il s'agit d'une espèce que l'on observe que très rarement dans le Saint-Laurent.
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Globicéphale noir de l'Atlantique Non en péril
Comme le suggère le nom du globicéphale noir, sa tête est en forme de melon. Il s'agit d'une baleine à dents toute noire ayant de très longues nageoires pectorales recourbées vers l'arrière. Il vit en groupes familiaux très unis. Il s'agit d'une espèce reconnue pour ses échouages collectifs. On peut l'observer de façon assez régulière dans le golfe et rarement dans l'estuaire.
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Béluga (Marsouin blanc) En voie de disparition
Le béluga est très facile à identifier. Le corps de l'adulte est entièrement blanc. Le nouveau-né est café au lait pour ensuite devenir bleuté puis blanc vers l'âge de 4 à 6 ans. Il ne possède pas de nageoire dorsale. On le surnomme le canari des mers à cause des sons variés qu'il émet. Une population réside à l'année dans l'estuaire du Saint-Laurent.
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Dauphin à nez blanc Non en péril
Dans l'estuaire du Saint-Laurent, il est très rare de pouvoir observer cette espèce de 2,5 à 3 mètres de longueur. Elle fréquente davantage le golfe du Saint-Laurent et l'océan Atlantique. Comme son nom l'indique, le dauphin à nez blanc se caractérise par un museau blanc. On remarque aussi la présence de rayures gris-blanc sur les flancs. C'est un nageur très rapide qui demeure généralement près de la surface de l'eau.
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Dauphin à flancs blancs Non en péril
Un peu plus petit que le dauphin à nez blanc, le dauphin à flancs blancs mesure de 1,9 à 2,5 mètres. Il a un dos noir et un ventre blanc. Il se distingue par une bande blanche sous la dorsale et par une tache jaune maïs sur le pédoncule caudal. Il arrive de le rencontrer dans l'estuaire du Saint-Laurent, mais il se fait plutôt discret.
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Marsouin commun (Pourcil) Préoccupant
Le marsouin commun est le plus petit cétacé du Saint-Laurent. Il a le dos noir, les flancs grisâtres et le ventre blanc. Il est très rapide et lorsqu'il fait surface pour respirer, il faut être très attentif pour l'apercevoir. Il possède un tempérament plutôt timide. Il s'approche très peu des embarcations et jaillit rarement hors de l'eau. Il est très fréquent de l'observer dans le Saint-Laurent.

 

 
 
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© Réseau d'observation de mammifères marins, 2017 Section administrative Mise à jour : 30 juin 2015

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