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Réseau d'observation de mammifères marins
 
 
 

Phoque commun (Veau marin)
Phoca vitulina
Harbour Seal

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    Illustration de phoques communs adultes accompagnés d'un jeune chiot.

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    Contact nasal entre une femelle phoque commun et son chiot.

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    Phoque commun avec son pelage sec.

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    Phoque commun sous l'eau.

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    Phoque commun adulte.

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    Jeune phoque commun échoué.

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    Le phoque commun est grégaire sur les échoueries, particulièrement lors des marées basses.

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    Phoques communs échoués.

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    Phoque commun en plongée.

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    Le phoque commun est communément aperçu avec la tête et les nageoires postérieures recourbées vers le haut lui donnant une position caractéristique de «banane».

Non en péril
 
Statut :
La sous-espèce de l'Atlantique et de l'est de l'Arctique, qui inclut le troupeau de phoques communs de l'estuaire, a été initialement étudiée en avril 1999 par le COSEPAC et classée dans la catégorie « Données insuffisantes ». La nouvelle évaluation qui a eu lieu en novembre 2007 a désigné l'espèce comme étant « non en péril ».
 
Longueur :
Le mâle et la femelle mesurent approximativement 1,5 m (4,9 pi).
 
Poids :
Les deux sexes pèsent 100 kg (220 lb), mais le mâle tend à être légèrement plus gros que la femelle.
 
Plongée :
Les plongées effectuées par le phoque commun sont généralement de courte durée (3 min environ) et peu profondes (moins de 30 à 40 m). Par contre, il pourrait atteindre des profondeurs de plus de 500 m.
 
Régime alimentaire :
À partir d'un an, le phoque commun est principalement piscivore, bien que son alimentation compte une bonne proportion de crustacés et d'autres invertébrés. Il se nourrit essentiellement de capelans, de lançons, de harengs, d'épelans arc-en-ciel et de plies rouges. Il est opportuniste.
 
Maturité sexuelle :
Elle est atteinte vers l'âge de 3 à 6 ans chez la femelle et aux alentours de 5 à 6 ans chez le mâle.
 
Accouplement :
Il a lieu peu après le sevrage des chiots, soit de juin à juillet.
 
Gestation :
La gestation est de 9 mois (1 chiot/année) et est précédée d'une implantation différée de 2 à 3 mois.
 
Mise bas :
Elle a lieu de la fin mai au début du mois de juillet. Dès sa naissance, le jeune est capable de nager. Durant la période d'allaitement qui dure environ 1 mois, il n'est pas rare d'observer les mères abandonner momentanément leur chiot sur une berge pendant qu'elles vont s'alimenter en mer.
 
Population :
Elle serait approximativement entre 20 000 et 30 000 dans tout l'est du Canada et d'environ 2 600 dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent.
 
Longévité :
Elle serait de 20 à 30 ans, l'âge maximal documenté étant de 32 ans.
 
Comportement :
  • Le phoque commun est une espèce côtière qui s'éloigne que rarement des rives.
  • Plutôt solitaire lorsqu'il est dans l'eau, on peut voir des groupes assez importants sur les échoueries.
  • Il peut être vu en présence de phoques gris dans l'eau ou sur les sites d'échouerie.
  • Il est communément aperçu avec la tête et les nageoires postérieures recourbées vers le haut lui donnant une position caractéristique de « banane ».
 
Identification sur le terrain :
  • Son pelage varie du gris clair à gris foncé, ou brun, avec une face ventrale plus pâle. Le dos est couvert de rayures blanchâtres et est parsemé d'une superposition de plusieurs taches, parfois en forme d'anneaux. Il est à noter que les patrons de coloration du pelage peuvent grandement varier.
  • Il est généralement plus tacheté sur le dos que sur le ventre.
  • Le chiot a son pelage d'adulte dès la naissance. 
  • Sa petite tête est ronde et porte un creux au niveau du front lui donnant l'apparence d'une «tête de chien».
  • Son museau est court.
  • Ses yeux sont relativement larges et près l'un de l'autre.
  • Lorsque vues de face, les narines forment un «V» ou une forme de coeur.
 
Le nom anglais du phoque commun, Harbour Seal, vient du fait qu'il est régulièrement rencontré dans les baies et les anses peu fréquentées où il peut être vu à l'extérieur de l'eau sur les rochers ou sur le sable.
 
Le phoque commun est la plus petite des quatre espèces de phoques que l'on retrouve dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Il est généralement reconnu grâce à sa petite tête ronde portant de petites narines retroussées, ressemblant à celle d'un chien. Il est toutefois souvent confondu avec le phoque gris juvénile, puisqu'il est régulièrement observé en sa présence.
 
Les animaux des deux sexes sont sensiblement de la même taille (monomorphisme). Les chiots pèsent environ 10 kg à la naissance et leur masse peut atteindre plus de 30 kg au moment du sevrage qui se produit entre 24 et 30 jours après la naissance. Chez cette espèce, les nouveau-nés (chiots) accompagnent les femelles à l'eau très tôt après leur naissance et il est même suggéré que les naissances puissent avoir lieu directement à l'eau. Toute forme de dérangement peut facilement interférer dans l'établissement du lien mère-chiot et entraîner la séparation ou l'abandon du chiot. Cette pratique n'est pas très répandue chez les phocidés. En effet, chez la majorité des espèces de cette famille, les chiots ne font leur première entrée à l'eau qu'après une période de jeûne suivant le sevrage. Une autre particularité du phoque commun est que le chiot a normalement un pelage d'adulte à la naissance. Pour ce faire, une première mue s'effectue dans l'utérus de la femelle avant la mise bas. Toutefois, une faible proportion de chiots (3-12 %) naît sans avoir complété, ou même débuté, cette mue. Ce pelage est alors appelé « lanugo ».
 
Le phoque commun est le seul mammifère marin avec le béluga qui vit toute l'année dans le Saint-Laurent. Dans l'estuaire du Saint-Laurent, la batture de Kamouraska et celle de Rivière-du-Loup, de même que de nombreuses îles telles que l'île aux Fraises, l'île aux Lièvres, Les Pèlerins, l'île Blanche, les îles du Bic ainsi que le secteur de Métis sont des sites d'échouerie importants pour cette espèce. Au niveau de la péninsule gaspésienne, le phoque commun est observé régulièrement sur le secteur est de Forillon et sur l'échouerie de Petit Gaspé, qui représente l'échouerie la plus importante de ce secteur. Il y a beaucoup d'autres échoueries tout le long du Saint-Laurent qui peuvent être utilisées par un faible nombre d'individus.
 
La distribution du phoque commun est large, de sorte qu'on le retrouve sur presque toutes les côtes de l'Atlantique Nord, et aussi souvent dans les eaux côtières ou à proximité des régions urbanisées, où il peut être exposé aux différents contaminants relatifs aux activités humaines. Bien que le phoque commun possède une très grande distribution mondiale, il demeure une espèce fragile dans certains secteurs comme le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent, où sa population semble relativement restreinte. Cependant, aucune information n'est disponible sur la taille précise de la population de l'est du Canada, ni sur la tendance actuelle de celle-ci. De façon approximative, on considère que le nombre de phoques communs dans tout le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent devrait tourner autour de 2 600 individus, mais rien ne permet d'en être sûr. Pour le moment, la sous-espèce de l'Atlantique et de l'est de l'Arctique a été classée « non en péril » par le COSEPAC lors de la dernière évaluation ayant eu lieu en novembre 2007. La justification de cette décision fait état du fait que la population totale n'a pas été estimée et semble commune et qu'aucune analyse n'a été entreprise pour déterminer s'il existe une structuration marquée des sous-populations. Malgré ce fait, le phoque commun de l'estuaire du Saint-Laurent est considéré important dans le cadre du projet de zone de protection marine dans l'estuaire et dans les objectifs de protection du parc marin du Saguenay - Saint-Laurent qui reconnaissent sa situation particulière. Étant la seule espèce de phoque qui réside à l'année dans le Saint-Laurent, il est considéré comme une espèce-clé de l'écosystème estuarien. La population de cette espèce ayant initalement été réduite en raison d'un programme de chasse à primes, elle est aujourd'hui interdite de chasse. Elle subit actuellement plusieurs menaces telles que son taux de contamination élevé, les prises accidentelles dans les engins de pêche, le dérangement sur les sites d'échouerie et le braconnage.
 
Une Table de concertation sur le phoque commun de l'estuaire du Saint-Laurent a été créée en 2003. Le mandat de cette dernière est de participer à sa protection et à sa mise en valeur. Un plan d'action est disponible à cet effet.
 
 
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© Réseau d'observation de mammifères marins, 2017 Section administrative Mise à jour : 30 juin 2015

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