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Réseau d'observation de mammifères marins
 
 
 

Les arthropodes

Les arthropodes constituent un groupe d'animaux qui se distingue par la présence de pattes articulées et par un squelette externe, nommé carapace. Cette cuticule rigide recouvre tout le corps de ces organismes qui parviennent à bouger grâce aux articulations de leurs membres. Les araignées, les crustacés et les insectes sont des exemples d'arthropodes bien connus de tous. Cette section traite du grand groupe des arthropodes marins, soit les crustacés. Ces derniers se distinguent par la présence de deux paires d'antennes situées sur leur tête. Sur le plan économique, ce groupe est très important, comme le démontre les succès commerciaux de la pêche au homard, à la crevette et au crabe (voir photo). La très grande diversité des crustacés exige une classification complexe et le groupe se divise en dix classes. Nous abordons ici les trois classes de crustacés davantage liées aux mammifères marins, c'est à-dire la classe des copépodes, des malacostracés et des cirripèdes.
 

 
LES COPÉPODES
En termes de nombre d'individus, les copépodes représentent la classe dominante des crustacés marins. Ils constituent la plus grande partie de ce qu'on appelle le zooplancton. Au début de l'été, un litre d'eau de mer peut contenir jusqu'à 50 individus, comprenant des adultes, des larves et des oeufs. La plupart des copépodes sont des herbivores, mais quelques espèces sont carnivores. Les herbivores se nourrissent d'algues microscopiques, nommées phytoplancton. Les copépodes jouent ainsi un rôle important dans la chaîne alimentaire marine, car ils constituent le principal lien entre le phytoplancton et les niveaux trophiques supérieurs.
 
LES CIRRIPÈDES
Il s'agit de la classe la plus singulière des crustacés. C'est d'ailleurs en 1830 que ce groupe d'animaux fut retiré du phylum des mollusques, et ce, grâce à la découverte des stades larvaires. Les cirripèdes sont les seuls crustacés à être sessiles, c'est-à-dire qu'ils demeurent fixés sur un substrat solide pour toute la durée de leur vie. Leurs corps est enfermé dans une coquille formée d'épaisses plaques calcaires. La balane est un exemple de cirripède. Au début de sa vie, lors du stage larvaire, la balane repère un substrat convenable, tel un quai, un rocher, une baleine ou un bateau. Elle s'y fixe, la tête vers le bas, et s'entoure de plaques calcaires. À maturité, elle est capable d'ouvrir le haut de son cône calcaire pour laisser flotter au gré des courants ses pattes plumeuses nommées cirres. Lors des périodes d'alimentation, ces cirres lui permettent de capturer des microorganismes.
 
LES MALACOSTRACÉS
La classe des malacrostracés englobe plus de la moitié de toutes les espèces connues de crustacés. Leur première paire de pattes est souvent modifiée en pinces pouvant être très puissantes, comme chez le homard. Ces pinces permettent de capturer, de déchiqueter et de broyer leur nourriture. Voici trois ordres de la classe des malacostracés:
 
Les amphipodes
 
Les gammares, comprenant un grand nombre d'espèces, se classent dans l'ordre des amphipodes.  Le corps des gammares est comprimé latéralement et prend la forme d'une virgule.  Elles sont souvent confondues avec les crevettes et pour les différencier, il suffit d'observer leurs yeux.  Chez les gammares, les yeux sont sessiles, alors que chez les crevettes, les yeux sont situés au bout d'un pédoncule.  À marée basse, certaines espèces de gammares se retrouvent régulièrement sur le bord de l'eau, à l'intérieur des marelles, sous les pierres ou dans les algues.  Ces gammares nagent sur le côté, en fléchissant leur corps et en battant leurs petites pattes situées sous l'abdomen. Ci-contre un amphipode Hypéride du genre Themisto.
 
Les euphausiacés
 
Communément appelés « krill », les euphausides sont pélagiques et mesurent entre deux et trois centimètres à l'âge adulte.  Ils constituent la plus grande masse de matière animale connue dans les eaux froides et salées.  Ces organismes se déplacent généralement en « nuage » pouvant compter jusqu'à 60 000 individus par mètre cube d'eau.  Les euphausides font partie intégrante du régime alimentaire de plusieurs espèces de baleines à fanons.  Un rorqual bleu, par exemple, peut engloutir près d'une tonne de krill à chaque fois qu'il ouvre sa bouche lorsqu'il veut se nourrir.  En moyenne, un rorqual bleu s'alimente d'une telle façon quatre fois par jour.  Certains euphausides sont bioluminescents : ils produisent de la lumière grâce à des organes spéciaux, les photophores.
 
Les décapodes
 
Cet ordre renferme des organismes très différents les uns des autres, tels que les « vraies » crevettes, les homards, les crabes et les bernard-l'hermite.
 
Le corps des crevettes est plus ou moins cylindrique ou compressé latéralement, avec un abdomen bien développé.  On retrouve plusieurs espèces de crevettes dans le Saint-Laurent, d'une longueur variant entre 40 à 95 millimètres.  Au plan commercial, l'espèce de crevettes la plus connue est Pandalus borealis, dû au fait qu'elle est pêchée commercialement dans nos régions.
 
Le homard est l'un des plus gros crustacés : il peut atteindre une longueur totale de 60 centimètres et un poids de 22 kilogrammes (homard américain, Homarus americanus).  Le homard est armé de deux pinces dissymétriques à l'avant.  La pince la plus massive sert à broyer les éléments coriaces comme la carapace des crabes, alors que la pince la plus effilée sert à déchiqueter la chair de ses proies. Ci-haut à droite se trouve la photographie d'un homard américain orange. Un seul homard sur 3 à 4 millions est bleu et un seul sur environ 10 millions est orange. La différence de pigmentation est due au pigment de base de la carapace du homard, soit l'astaxantine, une protéine très près de la carotène. Ce pigment est de couleur rouge orangé, mais un homard vivant est normalement de couleur vert foncé. Ce vert foncé est produit par le mélange de plusieurs autres protéines qui viennent se greffer à l'astaxantine.
 
Chez les bernard-l'hermite (voir photo à gauche), l'abdomen est mou.  Cet abdomen est modifié pour s'insérer à l'intérieur de coquilles vides spiralées de certains gastéropodes.  Sans cette coquille, le bernard-l'hermite est très vulnérable.  Lors de sa croissance, il change périodiquement de coquilles lorsque celles-ci deviennent trop étroites.  Ses pattes arrière forment des crochets qui lui permettent de s'accrocher à la colonne interne du coquillage.
 
Pour terminer, les crabes sont des crustacés trapus et aplatis dorso-ventralement.  Si l'abdomen du homard est allongé, celui du crabe est replié sous le corps.  Dans le Saint-Laurent, on retrouve 11 espèces de crabes, mais seulement quatre espèces vivent dans l'estuaire.  Les autres ne vivent que dans le golfe.  Le crabe des neiges (Chionoecetes opilio) est une espèce commerciale très importante dans nos régions. 
 
 
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© Réseau d'observation de mammifères marins, 2017 Section administrative Mise à jour : 30 juin 2015

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