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Réseau d'observation de mammifères marins
 
 
 

Les oiseaux marins

Au fil des millions d'années, les oiseaux ont conquis le ciel grâce à des adaptations très particulières, Les plus visibles sont sans conteste les ailes et les plumes. À elles seules, ces adaptations ne permettent pas le vol soutenu. Ces animaux ont donc acquis d'autres adaptations moins visibles comme entre autres de fortes pattes permettant de s'élancer et d'amortir l'impact de l'atterrissage, des muscles très puissants pour effectuer les battements d'ailes et une ossature particulière (ex.: os creux, présence du bréchet, etc.). Les écosystèmes marins du Saint-Laurent offrent une panoplie d'habitats côtiers et insulaires qui accueillent de très nombreux oiseaux. La répartition des oiseaux marins est influencée par divers facteurs tels que la disponibilité des sites de nidification, l'abondance et la qualité de la nourriture. Les colonies d'oiseaux marins sont majoritairement établies dans des archipels comportant des îles sauvages et éloignées ainsi qu'à flancs de falaises. Des estimations datant de 2004 mentionnent que près de 19 espèces d'oiseaux marins fréquentent l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, totalisant près de 400 000 couples d'oiseaux en période de nidification. Voici un très bref aperçu de ces espèces classées selon la famille à laquelle ils appartiennent. Pour en apprendre davantage sur ceux, nous vous invitons à visiter la section du site d'Environnement Canada qui traite des oiseaux de mer.
 
De plus, afin de découvrir une multitude d'informations sur les oiseaux en général ainsi qu'une banque impressionnante de magnifiques photographies de différentes espèces d'oiseaux retrouvés à travers le monde, visitez le site Internet www.oiseaux.net.
 

 
LA FAMILLE DES GAVIIDÉS (plongeons)
Les plongeons sont de grands oiseaux aquatiques. Très à l'aise dans l'eau, ils plongent de la surface ou se laissent couler pour s'alimenter tout en utilisant leurs pattes arrière comme gouvernail. Ces dernières sont placées très à l'arrière du corps rendant le déplacement au sol plus difficile. Les deux sexes sont semblables. En vol, on remarque les plongeons par la position plus basse de la tête par rapport au reste du corps. Leur bec fort et pointu permet aux plongeons de s'alimenter de poissons, d'invertébrés, d'amphibiens et même à l'occasion de canetons. La plupart des gens connaissent bien le plongeon huard (Gavia immer) qui est facilement reconnaissable par son plumage à damier sur le dos et son collier blanc incomplet. Toutefois, c'est le plongeon catmarin (Gavia stellata) qui recherche sa nourriture dans les eaux marines plutôt que dans les lacs où il se reproduit (voir photo ci-contre). Cet oiseau possède une tête et un cou gris avec une gorge rousse. Cette espèce utilise l'estuaire du Saint-Laurent au cours de sa migration printanière. Toutefois, c'est au niveau de la Basse-Côte-Nord à partir de l'archipel de Mingan que se trouve son territoire de nidification.
 
LA FAMILLE DES PHALACROCORACIDÉS (cormorans)
Excellents nageurs, le plumage des cormorans n'est pas complètement imperméable comme celui des canards, ce qui facilite leur plongée, mais les alourdit pour l'envol. Ils étalent donc souvent leurs ailes humides au soleil pour les sécher rendant leur identification facile, même de loin. Cette famille compte une quarantaine d'espèces à travers le monde. Au Québec, seulement deux espèces sont présentes. Il y a le cormoran à aigrettes (Phalacrocorax auritus), qui peut être observé un peu partout le long du Saint-Laurent (voir photo). Il est relativement facile à reconnaître avec son plumage tout noir ainsi que sa face et son menton vivement colorés. Il y a également le grand cormoran (Phalacrocorax carbo) qui est présent uniquement dans le golfe du Saint-Laurent. Il se différencie de son cousin par sa tache blanche sur les flancs (plumage nuptial) ainsi qu celle qu'il a sur sa gorge.
 
LA FAMILLE DES ALCIDÉS (pingouins, guillemots)
Les alcidés ont un corps trapu et un plumage majoritairement constitué de noir et de blanc. Ils ont des pattes palmées situées à l'arrière du corps qui les obligent à marcher en position verticale. Leurs courtes ailes leur permettent de nager rapidement, mais rendent le décollage plus difficile. La plupart niche en grande colonie près de l'eau salée où ils trouvent leur nourriture. Les sexes sont semblables et le couple est formé pour la vie.  Parmi les alcidés qui fréquentent le Saint-Laurent, nous retrouvons le petit pingouin (Alca torda) qui peut être identifié par son fort bec et sa queue souvent retroussée lorsqu'il nage. Au Québec, on retrouve ses sites de nidification seulement dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Il y a également trois espèces de guillemots. Tout d'abord, il y a le guillemot marmette (Uria aalge) qui ne niche généralement qu'à quelques endroits dans le golfe. Il est l'un des plus gros alcidés.  On retrouve chez cette espèce une forme dite «bridée» caractérisée par un cercle oculaire blanc prolongé d'une fine ligne vers l'arrière. Il ne faut pas confondre cette forme avec celle du guillemot de Brünnich (Uria lomvia) qui possède une ligne blanche sur le tranchant de la mandibule supérieure. Dans le golfe du Saint-Laurent, un seul endroit où cette espèce niche est connu, soit au rocher aux Oiseaux, près des Îles-de-la-Madeleine. Nous retrouvons également le guillemot à miroir (Cepphus grylle) qui est tout noir avec une tache blanche sur les ailes. En vol ou sur la terre ferme, ses pattes rouge vermillon sont bien visibles. Cette espèce d'alcidés, qui est la plus répandue dans le sud du Québec, a des colonies importantes dans les îles Pèlerins et les îles du Pot à l'Eau-de-Vie (estuaire du Saint-Laurent).  Un autre alcidé du Saint-Laurent bien connu est le macareux moine (Fratercula arctica) (voir photo). Surnommé le perroquet de mer, il a obtenu ce surnom à cause de son bec très coloré qui lui est caractéristique. Présent à certains endroits dans le golfe du Saint-Laurent, le macareux niche en colonie dont celle de la baie de Brador, près de Lourdes-de-Blanc-Sablon avec environ 17 000 individus.
 
LA FAMILLE DES ANATIDÉS (canards, oies et macreuses)
Les oiseaux de la sous-famille des aythyinés sont plus connus sous le nom de canards plongeurs. On retrouve ces canards en mer, dans l'estuaire et sur les grands plans d'eau. Plusieurs espèces nichent dans les marais. Les canards plongeurs doivent courir sur l'eau lors de l'envol en raison de la faible proportion des ailes par rapport à la masse de l'animal et par la position des pattes loins à l'arrière. Cependant, l'emplacement de leurs pattes leur confère un avantage lors des déplacements sous l'eau. Parmi les anatidés, il y a la macreuse à front blanc (Melanitta perspicillata) qui est observée dès le mois d'août le long de l'estuaire du Saint-Laurent. Bec orange, nuque et front blanc sont les traits distinctifs du mâle en plumage nuptial. L'harelde kakawi (Clangula hyemalis) se retourve dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent dès l'automne. Un trait caractéristique de cette espèce est sa longue queue pouvant atteindre 25 centimètres de longueur qui est présente presque toute l'année chez le mâle. Un autre anatidés bien connu est l'eider à duvet (Somateria mollissima) (voir photo). Il s'agit du plus gros canard à nicher au Québec. On le retourve un peu partout le long des côtes et des iles de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Cet oiseau est relativement assez facile à reconnaître par son plumage blanc et noir chez le mâle (voir photo). Dans la sous-fanille des ansérinés, qui ont un corps plus massif et un cou plus long que les canards, il y a entre autres la bernache cravant (Branta bernicla) et la grande oie des neiges (Chen caerulescens) qui sont observées le long du Saint-Laurent.
 
LA FAMILLE DES ARDÉIDÉS (hérons)
Les oiseaux de cette famille sont mieux connus sous le nom d'échassiers. Des douze espèces étant observées au Québec, six seulement s'y reproduisent. Les ardéidés se nourrissent surtout de poissons, de grenouilles et à l'occasion de souris, qu'ils capturent en bordure des terres humides, des étangs, des baies, des rivières, des marais salés ou le long du fleuve.  Le grand héron (Ardea herodias) est le plus grand de nos échassiers (voir photo). On le reconnaît par son corps gris bleu, son long cou rayé de noir et son fort bec jaune. Il y a également le bihoreau gris (Nycticorax nycticorax) qui est un petit héron trapu possédant un cou relativement court, un bec épais et noir et des aigrettes blanches qui partent de la tête et descenden jusqu'au dos. Il est commun le long du littoral où il chasse dans les marelles suite au retrait de la marée.
 
LA FAMILLE DES CHARADRIIDÉES (pluviers)
Les charadriidés sont des oiseaux de rivage de petite taille possédant un corps trapu, un cou court et de grands yeux. Cette famille comprend près de 70 espèces réparties à travers le monde à l'exception de l'Antarctique. Seulement trois espèces nichent au Québec. Possédant un vol rapide et puissant, certains d'entre eux peuvent parcourir jusqu'à 10 000 km lors de leur migration. Ils se nourrissent surtout d'invertébrés terrestres et aquatiques tels qu'insectes et crustacés. Il y a le pluvier siffleur (Charadrius melodus) qui ne se retrouve au Québec qu'aux Îles-de-la-Madeleine. De la même couleur que le sable sec, ce petit oiseau a le bec jaune avec le bout noir de même qu'un collier noir qui peut être complet ou non. Le pluvier semipalmé (Charadrius semipalmatus) est quant à lui d'un brun plus foncé et possède plus de noir sur la tête (voir photo). Ses pieds sont partiellement palmés. Vers la fin de l'été, ils entreprennent une migration faisant une halte dans le Saint-Laurent.
 
LA FAMILLE DES SULIDÉS (fou de Bassan)
La famille des sulidés compte neuf espèces réparties à travers le monde à l'exception de l'Arctique et de l'Antarctique. Les sulidés sont des oiseaux marins de grande taille au grand bec effilé, robuste, avec des bords coupants et dentés. Très bien adaptés pour la plongée, les sulidés ont les narines externes fermées, un plumage hydrofuge et possèdent une série de sacs aériens adoucissant l'impact lorsqu'ils frappent la surface de l'eau en plongeant du haut des airs. Une seule espèce est présente au Québec. Il s'agit du fou de Bassan (Morus bassanus) qui est un grand oiseau blanc au bout des ailes noir et à la tête d'une teinte jaunâtre (voir photo complètement en haut à gauche). Il niche sur les falaises et les plateaux de certaines îles du golfe du Saint-Laurent, dont l'île Bonaventure.
 
LA FAMILLE DES HYDROBATIDÉS (océanites)
La famille des hydrobatidés comprend une vingtaine d'espèces dispersées à travers tous les océans du globe. De ce nombre, seulement deux espèces nous visitent. Il s'agit de l'océanite cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa), qqui se distingue par son corps noirâtre, sa queue fourchue et son croupion blanc, ainsi que l'océanite de Wilson (Oceanites oceanicus) qui se distingue par sa queue carrée qui laisse dépasser les pattes lors du vol. Les hydrobatidés sont des oiseaux de taille assez réduite pouvant être comparée à celle d'étourneau sansonnet. De plus, ils passeront leur vie en mer à l'exception de la période de mnidification où ils rejoindront des îles ou des falaies continentales pour y pondre un seul oeuf.
 
LA FAMILLE DES LARIDÉS (goélands, mouettes, sternes)
La famille des laridés compte quatre sous-familles dont trois présentes au Québec. Il y a les larinés qui ont une morphologie plus robuste que les sterninés. Ils possèdent une queue habituellement carrée ou arrondie, de longues ailes et un bec légèrement crochu. Ils s'alimentent à la surface de l'eau, ne plongeant que rarement, ou sur le sol. Ils sont omnivores et se nourrissent surtout d'organismes marins, d'oiseaux, de déchets ou de charognes. Dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent s'observe régulièrement le goéland argenté (Larus argentatus) qui se reconnaît à ses ailes grises pointées de noir, son dos gris, son bec jaune marqué par un point rouge sur la mandibule inférieure et ses pattes roses. Plus petit que celui-ci, le goéland à bec cerclé (Larus delawarensis) (voir photo) a la même coloration à l'exception du cercle noir qui orne l'extrémité de son bec et de ses pattes jaunes. Le goéland marin (Larus marinus) est facile à reconnaître grâce à ses pattes roses, ses ailes et son dos noirs ainsi qu'à son bec robuste marqué de rouge. Sa grande taille le démarque des autres espèces. Il y a également la mouette tridactyle (Rissa tridactyla) qui possède un plumage semblable à celui du goéland à bec cerclé. Cependant, ses yeux et ses pattes sont noirs. Il y a également la famille des sterninés qui sont des oiseaux plus élancés que les goélands et qui possèdent généralement une queue fourchue. La plupart des sternes sont blanches avec une calotte noire. Dans le Saint-Laurent, on retrouve la sterne pierregarin (Sterna hirundo) surnommé l'hirondelle des mers à cause de son vol gracieux. Elle se reconnaît à sa calotte noire, au-dessus de ses ailes grises à bout noir et à son bec orangé également à bout noir. La sterne arctique (Sterna paradisaea) se distingue de celle-ci par l'absence de noir au bout du bec de même que sur le dessus de ses ailes.
 
 
 
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© Réseau d'observation de mammifères marins, 2017 Section administrative Mise à jour : 30 juin 2015

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